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Sur la conduite des apprentissages - II - (Je lis, j’écris, leçons 31 à 52)

jeudi 12 décembre 2019

Sommaire

Transition

Leçons 31 à 35

Transition

Leçons 36 à 40

Leçons 41 à 45

Leçons 46 à 52

Transition

1/ Après la leçon 8 qui permettait d’étudier explicitement le genre (féminin/masculin) des noms, les leçons 31et 32 poursuivent l’étude de notions grammaticales avec celle du pluriel des articles définis et indéfinis et des adjectifs possessifs. Avec la leçon 33 on va étudier la terminaison des verbes conjugués à la 3e personne du pluriel. Ces leçons pourront être mises en relation avec la leçon 8 centrée sur le genre singulier, pour construire plus précisément la notion de nombre (singulier/pluriel).

2/ On le sait bien, la consolidation est indispensable aux apprentissages, ce qui implique de réitérer des exercices qui visent un même objectif, sans pour autant les répéter toujours sous la même forme. Quand on a appris à prononcer la syllabe « va » à la leçon 15, on peut lire « « avare », « vacarme », « Valérie ». Plus tard on la retrouvera dans « dévaler », « vacances », « revaloriser », « divaguer »… La lecture de ces mots et de bien d’autres consolidera ce tout premier apprentissage de la leçon, comme tous ceux de toutes les autres leçons du manuel.

Dans la première partie du Cahier de compréhension que nous proposions (cf la Transition après la leçon 13), nous recommandions d’écrire tous les mots rencontrés leçon après leçon, dont le féminin permet de savoir quelle lettre muette termine le mot au masculin.

Une dictée de tous les mots au masculin que nous avons déjà rencontrés ne peut que consolider cet apprentissage : petit, renard, lourd, tard, rond, fort, bavard, défait, épais, satisfait, haut, penaud, chaud, gourmand, suffisant. La liste étant déjà copieuse, on peut la scinder sur deux ou trois séances. C’est un exercice à réitérer dans l’année. Les élèves peuvent se corriger eux-mêmes à partir de la liste de ces mots au masculin et au féminin qu’ils ont déjà consignés dans leur cahier.

3/ Toujours dans cette première partie du Cahier de compréhension, on pourra reprendre les mots invariables dont la lettre finale ne se prononce pas, rencontrés depuis les premières leçons. Les reprendre pour les écrire de nouveau permet une révision très efficace.

Jusqu’ici nous avons : alors, nous, sous, tôt, tard, tout, vous, hors, dans, devant, dedans, dehors, dessus, dessous, mais, autant, aussitôt, toujours, parfois, toutefois, quand.

Là aussi, des dictées ne peuvent qu’être bénéfiques pour consolider la connaissance de l’orthographe.

4/ Il est tout à fait possible de commencer à se familiariser avec la forme affirmative et la forme négative des phrases. Beaucoup de textes ont un titre à la forme affirmative qui peut se mettre à la forme négative, sur lequel s’appuyer pour faire comprendre ce point de grammaire. J’aime les histoires / Je n’aime pas les histoires. (oui, j’aime les histoires / non, je n’aime pas les histoires) Je suis une reine / Je ne suis pas une reine etc. Sens du ne…pas.

A l’oral, prononcer des phrases affirmatives et négatives (puisées éventuellement dans les textes), et demander aux élèves d’écrire un A ou un N pour chacune d’elles, sur leur ardoise.

Demander aux élèves d’inventer à l’oral, ou mieux, à l’écrit, de très courtes phrases à la forme affirmative et à la forme négative.

5/ Cette poursuite du travail sur la langue, dans la continuité de l’étude des textes, nous amène à préciser le point suivant.

Pour apprendre à parler il suffit à l’enfant d’être immergé dans la pratique d’une langue qu’il s’exerce à comprendre et à parler dans les interactions quotidiennes avec autrui. Il acquiert ainsi des compétences langagières essentielles qui sont autant de ressources pour entrer dans l’écrit sans embûches [1]. Il manipule le genre, le nombre, la syntaxe, les connecteurs logiques, l’abstraction des mots et la construction de leurs sens dans des phrases. Mais il le fait sans avoir une claire conscience des principes qu’il met en œuvre, des règles qu’il respecte, dans son maniement oral de la langue. C’est l’entrée franche dans l’écrit au CP qui va lui permettre d’accéder à cette conscience.

La qualité de cette prise de conscience permet la formation et le développement, dans les toutes premières années de l’école élémentaire, des compétences « métalangagières » qui sont la clé de la réussite scolaire. Dès les premiers apprentissages du décodage, les élèves sont invités à adopter une posture distanciée, d’observation précise et d’attention critique, à l’égard de la langue écrite, laquelle est ainsi constituée en objet d’étude. La construction syllabique des mots qu’ils pratiquent déjà à l’oral se donne maintenant à voir sur un support écrit qui fige la parole, la matérialise, l’objective, et offre ainsi la possibilité d’un regard nouveau, d’une pratique nouvelle de la langue, lecture et écriture [2]. L’étude du vocabulaire, de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe, qui sont des moyens essentiels de la pensée réfléchie, va pouvoir s’appuyer sur les moyens incontournables qu’offre l’écrit.

Consultable à tout moment et en tout lieu, l’écrit a une stabilité matérielle qui en fait une source majeure de réflexion, de discussion, d’imagination, seul ou à plusieurs, que l’oral accompagne mais qu’il ne remplace pas. Il est donc particulièrement important de commencer, dès le CP, à installer ce nouveau rapport à la langue et à la pensée, constitutif de la culture scolaire dans toutes ses pratiques quotidiennes.

En l’absence physique des destinataires, l’écrit a des exigences d’explicitations dont la communication orale, de face à face, peut faire l’économie. Il obéit de ce fait à des normes différentes. Le lexique de l’écrit est plus recherché, plus précis, ses constructions syntaxiques sont plus élaborées. S’appropriant progressivement les normes qui sont propres à l’écrit, les élèves deviennent capables de les utiliser efficacement pour lire, écrire et même parler. Ils s’imprègnent en quelque sorte des ressources de l’écrit, celles-ci règlent progressivement leur activité intellectuelle, développent leurs capacités de compréhension et assurent, de ce fait, leur réussite scolaire. On observe en effet que, quel que soit le domaine disciplinaire (pas seulement en français !), le développement des compétences métalangagières des élèves s’avère crucial pour la réussite de leurs apprentissages.

Il importe donc de mesurer la portée de l’étude de textes, qui permet aux élèves de s’approprier des connaissances lexicales et grammaticales, mais aussi d’interroger le sens des mots, des phrases, de travailler la complexité de l’écrit et de construire ainsi ces compétences scripturales si fondamentales et déterminantes dans leur parcours scolaire. Au CP, le travail des textes est essentiellement à visée littéraire, mais il construit déjà chez les élèves ces compétences génératrices de connaissances, de réflexions, de questions, qui vont s’avérer indispensables pour la lecture, l’écriture et l’expression orale, dans tous les autres domaines disciplinaires. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de confronter les élèves - dès le tout début de l’apprentissage du lire/écrire - à des textes qu’ils lisent eux-mêmes à partir d’un déchiffrage pleinement assuré.

Leçons 31 à 35

[M]

Leçon 31 (les des mes tes ses)

Cette leçon va permettre de définir la notion de pluriel et donc préciser celle de singulier. Elle croisera également la notion de genre déjà abordée. Un nom est masculin si on peut le précéder de un ou le, féminin si on peut le précéder de une ou la.

a/ Les noms féminins, au singulier ou au pluriel

Précédé par une ou la, un nom est féminin singulier s’il désigne une seule personne, un seul animal ou une seule chose. On peut dire une fille, une tortue, une pomme. Il est au pluriel s’il désigne plusieurs personnes, plusieurs animaux, plusieurs choses. Et au moins deux (pluriel, plus qu’un seul). On peut dire des filles, des tortues, des pommes. On peut dire aussi les filles, les tortues, les pommes.

Combien de filles ? Une, deux ou plusieurs ? Devant chaque nom la question est donc : quel est son nombre ? Le déterminant qui le précède permet de le savoir.
A l’oral, on peut réaliser l’exercice suivant. On écrit au tableau le mot singulier avec un grand S et le mot pluriel avec un grand P.

L’enseignant-e prononce des mots, et sur l’ardoise les élèves doivent écrire un S ou un P. Par exemple : la lune / une histoire / les fraises / la tempête / des voitures / une cheminée / la terre / les girafes… La levée des ardoises permettra de vérifier les réponses, d’expliciter les justesses et de corriger les erreurs.

Demander aux élèves de faire de très courtes phrases avec ces mots. Cette phase est toujours très importante pour qu’ils entendent bien l’intérêt de ce travail grammatical dans l’élaboration du sens.

b/ Les noms masculins, au singulier ou au pluriel

Un nom masculin précédé de un ou le, est au singulier. Il désigne alors une seule personne, un seul animal ou une seule chose. On peut dire un marin, un chat, un navire. Il est au pluriel si on peut dire des marins, des chats, des navires ou bien les marins, les chats, les navires.

A l’oral, même exercice avec un S ou un P sur l’ardoise, avec par exemple les mots : un lion / le lapin / des cahiers / un tableau / les ogres / un torticolis / des ordinateurs / les stylos…

On remarquera que l’article défini « les » et l’indéfini « des », est la même marque du pluriel pour les noms féminins et masculins.

c/ On pourra poursuivre l’exercice en demandant aux élèves d’écrire sur leur ardoise un F ou un M à l’écoute de mots au pluriel, par exemple : les craies / des maisons / des arbres / les garçons / les étoiles / des nuages / des sorcières / les fleurs / des oranges…

On continuera de demander aux élèves de faire de courtes phrases.

Note : Utiliser d’emblée la terminologie grammaticale exacte : genre (féminin, masculin), nombre (singulier, pluriel). Il est important que les élèves l’apprennent et l’adoptent.

Présenter clairement tout ce travail sous forme de tableaux photocopiés ou au tableau.

*******************************************
Cette leçon continue l’explicitation du pluriel au travers d’adjectifs possessifs.

- On pourra reprendre une partie du dispositif des exercices précédents de la leçon, en demandant à l’oral aux élèves de dire le genre et le nombre de chacun des mots.
Par exemple : ma robe /une robe/la robe // mes robes /des robes / les robes
ton masque / un masque / le masque // tes masques / des masques / les masques

- On pourra aussi faire jouer différents possessifs avec le même mot.
Par exemple : ma robe / ta robe / sa robe // mes robes / tes robes / ses robes
mon idée /ton idée / son idée // mes idées / tes idées / ses idées

- Le Cahier d’exercices (page 36) complètera très avantageusement ce travail, puisqu’il s’agira d’écrire au pluriel des mots au singulier, et au singulier des mots au pluriel. On pourra compléter cet exercice en demandant aux élèves d’indiquer le genre du mot à chaque fois.

Leçon 32 (-ent)

Cette fois la leçon introduit la terminaison qui ne se prononce pas, des verbes conjugués à la troisième personne du pluriel.

Il faudra introduire ici les notions de sujet et de verbe.

*Le sujet est ce qui répond à la question qui est-ce qui ? ou qu’est-ce qui ?
Pour expliciter cela on pourra utiliser les exemples du manuel.
-qui est-ce qui danse ? -qui est-ce qui attaque ? -qu’est-ce qui sonne ? etc.

*Le verbe peut exprimer une action, une façon d’être ou de se comporter.
- que fait la souris ? -que fait le moustique ? -que fait la pendule ? etc.

*A l’oral, on pourra faire entendre le fait que le verbe se conjugue.
- hier la souris dansait -aujourd’hui la souris danse -demain la souris dansera etc.

*Colonne de gauche, les sujets et les verbes sont au singulier. Lorsque nous passons à la colonne de droite, les sujets et les verbes sont au pluriel. Les sujets prennent un s et les verbes se terminent par -ent.

*A l’oral, demander aux élèves de faire de très courtes phrases en indiquant à chaque fois quel mot est le sujet et quel mot est le verbe.

*Le Cahier d’exercices (page 37), permet de mettre à l’épreuve la compréhension de ce point de grammaire par le jeu d’écriture qu’il propose. Le prolongement à l’oral de relectures à voix haute aide à bien entendre des prononciations qu’il faut savoir distinguer. Faire lire plusieurs suites de mots écrits tels que : dansent, chantent, bavardent… dansant, chantant, bavardant…
puis dansent, dansant, chantent, chantant, bavardent, bavardant… pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.

*La comptine de la leçon met en avant la particularité du verbe « aller » que l’on pourra conjuguer au présent, à l’imparfait et au futur.

Leçon 33 (-er ier)

Cette leçon se tourne vers les noms et des verbes du 1er groupe qui se terminent par –er et –ier.

On pourra revenir sur des mots des leçons précédentes qui ne pouvaient pas encore être écrits et qui le sont maintenant. C’est le cas de pêcher, laitier, thonier, séjourner, camper, tambouriner, lézarder, aiguiser, lézarder, galoper, regarder.

Une dictée pourra les accueillir.

- à l’oral on pourra commencer à faire entendre certaines conjugaisons de verbes du premier groupe. Par exemple le verbe « parler ». « Maintenant « je parle », tu…, il… ». Demander aux élèves de continuer. « Hier « je parlais, tu… ». « Demain je parlerai, tu… »

a/ Compréhension

Que fait un cantonnier ? Caractériser le personnage du cantonnier dans le premier paragraphe. Souligner les mots qui disent ce qu’il fait.

De quoi parle le texte ? Demander aux élèves de raconter le texte et de débattre sur ce qu’ils comprennent.

Quand et où se passe la scène ? Que veut le luthier ? Pour faire quoi ? Pourquoi ne peut-il pas l’obtenir ? Pourquoi le noisetier s’est-il caché ?

Quelle solution le luthier a-t-il trouvée grâce au cantonnier ? Pourquoi cette solution est-elle surprenante ?

Faire la liste des mots qui désignent des arbres.

Se répartir les rôles entre celui qui raconte, le cantonnier et le luthier pour lire le texte à haute voix.

Vrai ou Faux ?

Un rocher est tombé sur le cantonnier.
Le noisetier a peur d’être coupé.
Une pie donne le la au luthier.

b/ Complément de vocabulaire

un collier un rosier un chalutier un marronnier un chantier
un poissonnier articuler bavarder deviner douter libérer
se pelotonner mimer raconter ronronner hésiter
bouder se balader rêver imiter filmer
Olivier

c/ Complément de textes

Tu veux savoir le métier que je choisirai ? Pourquoi pas pompier, luthier, menuisier, avocat ou costumier ? Pour l’instant je suis un écolier, je n’ai pas besoin de me hâter.
Note : Faire écouter aux élèves l’Eté des Quatre saisons de Vivaldi qui accorde une place de choix au violon.

Leçon 34 (-ez /é/ -ied /ié/ )

- à l’écrit : assez, chez

a/ Compréhension

Répartir les cinq paragraphes dans la classe et demander à plusieurs élèves de lire chacun un paragraphe.
Le premier paragraphe introduit les histoires. Qui parle ? Décrire la situation.
Les autres paragraphes évoquent une histoire. De quoi s’agit-il à chaque fois ?
Chercher les mots qui créent une situation curieuse ou inquiétante.
Inventer une suite d’histoires qui pourraient continuer les thèmes qui sont évoqués dans le texte.

Vrai ou Faux ?

J’attends toujours que l’on me raconte des histoires.
Le petit sabot est emporté sur la rivière.

b/ Complément de vocabulaire

vous admirez vous vous amusez vous vous déguiserez
vous désirez ? filmez ! finissez- vous ? habitez hésitez
vous rêvez ? ripostez ! vous le voulez ?

c/ Complément de textes

Un jour que je passais par- là, un joli canard se pavanait sur les bords d’une mare. Je lui dis bonjour, lui fis mes amitiés. Comment allez-vous ? Comment vont vos amis ? Pensez-vous qu’il me répondit ? Il me fit un pied de nez, le mal élevé !

Leçon 35 (X x ex)

- à l’écrit : on introduira le préfixe ré pour écrire « réexpédier », « réexposer », « réexaminer », et re pour « refixer ».
- à l’oral, faire lire plusieurs suites de mots écrits au tableau ou photocopiés tels que : toxique, expédier, exposer… exister, Xavier, examiner…
toxique, exister… expédier, Xavier… exposer, examiner… pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.

a/ Compréhension

Premier paragraphe :
Pourquoi Xavière aimait la boxe ? Qu’est-ce qui lui plaisait dans ce sport ? Souligner les verbes qui disent ce qu’elle faisait ?

Deuxième paragraphe :
Comment sait-on que Xavière n’aimait pas faire mal ? Décrire le personnage de Maxime. Que ressent-il devant Xavière ? Faire dire par deux élèves le court dialogue de la fin. Pensez-vous qu’ils ont continué ? Si oui, qu’est-ce qui a pu se passer ? Si non, pourquoi ?

Vrai ou Faux ?

Xavière aimait la danse.
Maxime était jaloux d’elle.
Xavière voulait continuer à boxer.

b/ Complément de vocabulaire

exaltant exténué exubérant un contexte
la dextérité un extincteur une galaxie l’inox une taxe
le thorax malaxer mixer Alex Alexis

c/ Complément de textes

Alex exhibe sa dextérité, son jeu de jambes léger. Mais il n’en impose pas à Maxime qui, exaspéré, l’expédie au tapis. Vexé, Alex dit qu’il est exténué, qu’il doit se reposer. Il a peur de continuer...

Transition

[N]

Le genre (féminin / masculin), ainsi que le nombre (singulier /pluriel) étant connus, nous pouvons dorénavant travailler la notion d’adjectif qualificatif.

Dire aux élèves qu’il qualifie, qu’il indique une caractéristique, qu’il dit comment est la personne, l’animal ou la chose.

Exemples :
Dans « un petit requin », petit dit comment est le requin. Dans « un chapeau bleu », bleu dit comment est le chapeau. Petit se rapporte à requin qui est un nom masculin singulier. Petit s’accorde, il est lui aussi masculin singulier.
Dans « une petite histoire », petite dit comment est l’histoire. Petite s’accorde au nom qui est féminin singulier.
Dans « des petits requins », petits dit comment sont les requins. Petits s’accorde au nom qui est masculin pluriel.
Dans « des petites histoires », petites dit comment sont les histoires. Petites s’accorde au nom qui est féminin pluriel.
Comme le nom, l’adjectif prend le plus souvent un s au pluriel.

Au tableau, on pourra prendre plusieurs exemples de ce type, pour examiner la fonction et la façon dont l’adjectif qualificatif s’accorde avec le nom.

Pour vérifier la compréhension de ce point de grammaire, on pourra dicter plusieurs exemples. « un grand rocher », « une grande porte », « des violons réparés », « des chats endormis ». Etc.

Pour complexifier la tâche on pourra introduire dans la dictée un verbe (dont l’accord a déjà été travaillé). « Un grand rocher tombe. », « Une grande porte s’ouvre. », « Des violons réparés jouent. », « Des chats endormis rêvent. » Etc.

Il sera bien sûr nécessaire de réitérer ces exercices jusqu’à la fin de l’année.

Leçons 36 à 40

[O]

Leçon 36 (ei eau)

- Page 74, souligner tous les mots qui désignent des animaux.

a/ Compréhension

Le vocabulaire de ce texte ne devrait pas poser de problèmes particuliers. La difficulté pourra venir de l’identification des personnages. Qui parle ou pense à chaque fois qu’un personnage intervient ? L’intérêt du travail de la compréhension repose beaucoup sur ce repérage dans la construction de cette situation fantasque se jouant entre une baleine, une seiche et un oiseau.
Combien d’autres noms d’animaux marins connaissez-vous ?
Demander aux élèves de jouer les personnages avec le plus d’expressivité possible.

Vrai ou Faux ?

La seiche est une reine
Pour la seiche, la baleine est un bateau
La baleine se vante d’être de toute beauté.

b/ Complément de vocabulaire

nouveau un anneau un bureau un chameau l’eau
un étourneau un gâteau un lapereau un louveteau un niveau un poteau un radeau
un taureau un panneau Bordeaux

c/ Complément de textes

Son manteau a beau lui tenir chaud, quand la nuit la lune luit, le corbeau met son chapeau !
Son baleineau sur le dos, la reine des baleines fend les eaux des côtes de l’Alaska.
Vos têtes couronnées font de vous de fort beaux poissons, leur dit un turbot
qui passait par là.
Des poissons, nous ? Tu nous as regardés ? lui rétorque le baleineau irrité.
Etonné et un peu vexé, le turbot court demander à son ami le maquereau pourquoi les baleines et les baleineaux ne sont pas des poissons.

Note : Les élèves seront sans doute ravis d’écouter la chanson de Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois, Un petit poisson, un petit oiseau, chantée par Juliette Gréco. Ils souhaiteront certainement l’apprendre par cœur et pourront bientôt la lire eux-mêmes sans difficulté.

Leçon 37 (br cr dr fr gr pr tr vr )

- à l’écrit : près, après, trop.

- à l’oral, demander à des élèves de lire à haute voix pour la classe l’Articulons de la page 76, en changeant de ton à chaque fois. Un ton de petite voix toute douce, un ton de grosse voix de géant ou d’ogre, un ton de voix interrogatif ou exclamatif. On pourra réitérer cette démarche avec d’autres Articulons. Ce type d’exercice réjouit toujours les élèves qui seront sans doute ravis de réaliser des enregistrements audios.

a/ Compréhension

La difficulté de ce texte vient surtout de l’identification des personnages lorsqu’ils prennent la parole.
Chaque tiret renvoie à une prise de parole. Chercher à faire en sorte que les élèves comprennent bien qui parle à chaque fois.
Sur l’ensemble du texte on pourra demander aux élèves de raconter l’histoire, de la reformuler, en précisant quels sont les personnages, ce qu’ils ressentent, comment ils se comportent. Bien caractériser le comportement de la chèvre. La brebis a-t-elle raison de parler de « manières brutales » ? Comment comprendre la réaction de la brebis ?

Vrai ou Faux ?

Une chèvre veut chasser la brebis.
La brebis refuse de partir.
Le lièvre les aide à s’entendre.

b/ Complément de vocabulaire

libre drôle maladroit froussard intrépide une librairie l’équilibre un zèbre
un nombre un dragon un dromadaire un frère un grizzli un ogre
la préhistoire le théâtre un livre briser écrire embrasser
répondre fredonner grelotter apprendre comprendre délivrer
Alexandre François Grégoire le Brésil la Franche Comté

c/ Complément de textes

* Comptine
Moustaches, moustachus
griffa, griffus
griffes sortez
griffes rentrez
chats, dormez !

* "Le chameau" de Pierre Coran
Un chameau entra dans un sauna.
Il eut très chaud,
Très chaud,
Trop chaud.
Il sua,
Sua,
Sua.
Une bosse s’usa,
S’usa,
S’usa.
L’autre bosse ne s’usa pas.
Que crois-tu qu’il arriva ?
Le chameau dans le désert
Se retrouva dromadaire.

* "Impression fausse" de Paul Verlaine
Dame souris trotte,
Noire dans le gris du soir,
Dame souris trotte
Grise dans le noir.

Leçon 38 ( bl cl fl gl pl vl )

- à l’écrit : plus, plusieurs, plutôt

a/ Compréhension

Pour quelles raisons le personnage pense-t-il que l’oubli de son parapluie est pénible ? Que craint-il de ne pas avoir de parapluie ?
Que ressent-il ? Quelle est sa réaction ? Souligner les mots qui disent ce qu’il ressent.
Comment comprendre la chute du texte ? Proposer d’autres titres.

Vrai ou Faux ?

Je ne trouve pas mon parapluie.
Mon blouson ne me suffit pas s’il pleut.

b/ Complément de vocabulaire

capable horrible emmitouflé aveuglée splendide un cartable une fable
une flèche un aigle un sanglot un diplodocus un pamplemousse le peuple
une plaisanterie troubler oublier éclabousser gonfler
renifler jongler contempler expliquer plus plutôt
Claude Clarisse Aglaé

c/ Complément de textes

* Comptine
Où sont passés mes poussins ? dit la poule
Ils ne sont pas sous le platane dit l’âne
Ils ne sont pas sous le pont dit le dindon
Ils ne sont pas dans la rue dit la tortue
Chut ! ne faites pas de bruit dit la souris
Ils sont dans leur nid.

* "Le chat et la poule" de Gianni Rodari
On prétend que le chat
est incapable de parler.
Erreur. Il sait très bien.
Seulement il n’y tient pas.
Il ne tient pas à raconter
au premier venu
si la viande était fraîche,
si le lait lui a plu.
Il n’est pas fanfaron
comme la poule qui lorsqu’elle pond
se met à chanter, chanter
tout au long de la matinée.
Cette vaniteuse exagère :
elle se vante comme si elle avait fait
une omelette entière.

Note : La chanson Singing in the rain, chantée et dansée par Gene Kelly a beaucoup de chances de plaire aux élèves si il est possible de la projeter.
Encore lue par l’enseignant-e en cette période de l’année, La petite encyclopédie des Pourquoi ? de Sophie Lamoureux (Gallimard jeunesse), ainsi que La petite encyclopédie des Comment ? permettront de satisfaire bien des curiosités. Assez vite les élèves pourront être autonomes dans leur lecture de ces ouvrages.

Leçon 39 (c /ss/ )

- à l’oral, faire lire une série de mots écrits au tableau ou photocopiés, tels que : féroce, canard, avancer, caché, enfance, torticolis, participer, cascade, naissance, raconter… pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.
- à l’écrit, des mots dont la dernière lettre ne se prononce pas, des adverbes qui sont très importants dans la construction du sens, peuvent être consignés dans le Cahier de compréhension.
Depuis la leçon 33, il s’agit de : joliment, maintenant, longuement, souvent, lentement, après, plusieurs, vraiment, comment, horriblement, auprès, beaucoup.
Une dictée, qui peut être scindée, ne peut que consolider efficacement l’orthographe de ces mots déjà vus dans les textes.

a/ Compréhension

Qu’est-ce qui nous permet de savoir que le texte est écrit par une fille ?
Ce texte sera une occasion de connaître des expressions familières métaphoriques pour des appellations ou des expressions significatives dans diverses situations. On s’attachera à en vérifier la compréhension au travers de leur côté humoristique. D’autres expressions pourront être cherchées : être vert de peur, tomber dans les pommes, monter sur ses grands chevaux, se ressembler comme deux gouttes d’eau…
Les élèves seront certainement ravis de pouvoir les lire et les dire en cherchant à les théâtraliser au mieux.

Vrai ou Faux ?

Notre institutrice n’aime pas le chahut.
Mon frère m’exaspère.

b/ Complément de vocabulaire

agacé délicieux malicieuse tenace une actrice
une astuce un bracelet décembre une confidence
une conductrice une institutrice le silence un pinceau
déplacer effacer renforcer prononcer tracer cependant
Béatrice Fabrice l’Alsace Nice

c/ Complément de textes

* "Il court le furet" (chanson)
Il court, il court le furet
Le furet des bois Mesdames
Il court, il court le furet
Le furet du bois joli
Il est passé par ici
Il repassera par là
Il court, il court le furet
Le furet des bois Mesdames
Il court, il court le furet
Le furet du bois joli.

* "Le retour à la mer" (Jacques Prévert)
Usinées
tamisées
usées
rapiécées
égouttées
dégouttées
les eaux se jettent à l’eau.

Note : Aussi bien le texte que Magritte qui signe le tableau de cette leçon, sont une invitation à se rendre à la page 115 du manuel pour réfléchir à cette évocation très importante de la différence qu’il est essentiel de faire entre l’image, le mot et la chose.
On pourra également écouter la fable de La Fontaine La cigale et la fourmi dite par Denise Gense, tout en suivant le texte, lisible en cette période de l’année. Et pourquoi pas l’apprendre par cœur pour le plaisir de la réciter ?

Leçon 40 ( Ç ç )

- au tableau on pourra récapituler les différents phonèmes auxquels correspond la lettre c.
Le son /k/ devant les voyelles a, o, u : café, calme / cou, torticolis / calcul, recule
Le son /k/ devant les consonnes l, t, r : clé, éclat / facture, lecture / créer, crier
Le son /k/ en fin de mot : lac, sac, hamac
Le son /ss/ devant les voyelles e, i, y : douce, rapace / réciter, cinq / cycle, cyclope
Le son /ss/ avec la cédille devant les voyelles a, o, u : menaçant, pinça / leçon, garçon / déçu, reçu
Muet à la fin de certains mots : blanc, tronc, banc, croc, broc

- écrire dans le Cahier de compréhension les mots dont le féminin permet de savoir quelle lettre muette termine le mot au masculin : menaçant, grinçant, français, remplaçant, gros, gras.

- à l’oral, faire lire une série de mots écrits au tableau ou photocopiés, tels que : un hameçon, il pinça, un soupçon… avancer, cinquante, elle commence… cacao, caché, calcul…
un hameçon, avancer, cacao…il pinça, cinquante, caché… pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.

a/ Compréhension

Après avoir fait une première lecture de l’ensemble du texte, on pourra demander aux élèves de raconter ce qu’ils auront compris et d’en discuter. Cette discussion peut permettre de faire quelques mises au point en recherchant dans le texte ce qui confirme ou infirme ce que les élèves perçoivent.
Le premier paragraphe du texte présente Fifi. Comment vit-elle et où, dans quelles conditions ? Qui est son père ? A-t-elle des amis ?
Le deuxième paragraphe précise bien qui est Fifi, de quoi elle est capable. La lecture suivie phrase à phrase permettra de suivre le déroulement de la rencontre entre Fifi et le visiteur bien imprudent.
Le troisième paragraphe reprend les caractéristiques exceptionnelles de Fifi. Chacun peut être invité à se poser la question qui termine le texte. Une discussion peut s’amorcer à partir des réponses qui ne manqueront pas de s’exprimer.

Note : Une lecture plus complète de Fifi Brindacier faite par l’enseignant-e intéressera beaucoup les élèves.

Vrai ou Faux ?

Le père de Fifi est un roi.
Fifi est extrêmement forte.
L’île de son père s’appelle Coucaricou.

b/ Complément de vocabulaire

agaçant déçu imprononçable une façade un limaçon
un maçon un poinçon un tronçon un colimaçon
il l’agaça je prononçais elle traçait il rinça elle reçoit
il menaça elle annonça il fonçait

c/ Complément de textes

"Une souris qui" (comptine)
Une souris qui
une souris que
une souris quoi
et qui et que et quoi
pour qui pourquoi ?
Et que fait-elle ?
et que dit-elle
et qui est-elle ?
Et pataqui et pataquoi
Ça ne te regarde pas !

Note : On pourra écouter la belle chanson d’Anne Sylvestre, Balan balançoire, extraite de La Rue, l’École, le Square.

Leçons 41 à 45

[P]

Leçon 41 ( g /j/ gn )

- au tableau on récapitulera les différents phonèmes auxquels correspond la lettre g.
Le son /g/ devant les voyelles a, o, u : égal, galop / goéland, goûter / déguster, légume
Le son /g/ avec un u devant les voyelles e, i : gueule, longue / guitare, guidon
Le son /j/ devant les voyelles e, i, y : général, étrange / bougie, engin / gymnastique, Egypte
- à l’oral, faire lire plusieurs suites de mots écrits au tableau ou photocopiés tels que : manège, étrange, agilité… gourmand, galerie, goéland…
manège, gourmand… étrange, galerie… agilité, goéland… pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.
- même démarche que pour la leçon précédente, écrire avec leur féminin : indulgent, gourmand, géant, puissant, polluant.
- chercher des antonymes de : âgé, géant, démonter, plein, arriver, tendre, désagréable.

a/ Compréhension

Texte 1
Est-ce que ce sont tous les garçons qui se passionnent pour les voitures ? On pourra réfléchir aux sens de « parfois », « toujours », « jamais », « souvent », « de temps en temps », « quelques fois ».
Raconter et discuter le texte. Les garçons se reconnaissent-ils dans ce portrait ? Et les filles ? Se sentent-elles concernées ? Pourquoi ?

Texte 2
Comment sont présentées les tempêtes dans ce texte ? Souligner les mots qui parlent du caractère dramatique des naufrages.
Quelle a été l’aventure de Robinson Crusoé ?

Note : Là aussi, une lecture plus complète de l’histoire de Robinson Crusoé sera bienvenue.

Vrai ou Faux ?

Texte 1
Les garçons n’aiment pas beaucoup les voitures.

Texte 2
Robinson Crusoé a échoué sur une île.
Il a été rejoint par vendredi.

b/ Complément de vocabulaire

étrange digne égratigné maligne le bricolage
les genoux l’orage une page un logement
une baignade un champignon une cigogne
patauger voltiger enseigner grignoter ignorer
Agnès la Pologne la Dordogne la Sologne la Gironde la Champagne

c/ Complément de textes

"A la claire fontaine" (chanson)
A la claire fontaine,
M’en allant promener
J’ai trouvé l’eau si belle
Que je m’y suis baigné
Il y a longtemps que je t’aime
Jamais je ne t’oublierai
Sous les feuilles d’un chêne,
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche,
Un rossignol chantait
Chante rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire,
Moi je l’ai à pleurer
J’ai perdu mon amie,
Sans l’avoir mérité
Pour un bouquet de roses,
Que je lui refusais.
Je voudrais que la rose,
Fût encore au rosier
Et que ma douce amie
Fût encore à m’aimer

* "Les nuages" (Oleg Grigoriev)
J’ai demandé aux nuages :
Quand dans vos vagabondages
Vous vous heurtez tout à coup,
Ils vous font très mal, ces coups ?
Pas du tout.
Alors, pourquoi pleurez-vous ?

* Haiku (Sôseki)
Jeunes pousses de fougère
Ouvrant leurs petits doigts
Enfin le printemps
* "L’éponge" (Andrée Chédid)
Une éponge
Songe
Songe
Songe
Aux songes
D’une éponge
Qui songe.

Leçon 42 (ell eff emm enn err ess ett )

- la présence du mot « femme » dans cette leçon permettra de souligner l’exception de la prononciation qui « normalement » devrait se prononcer « fème ».

a/ Compréhension

Texte 1
On pourra discuter du sens de « les rêves à l’envers » et aussi de « que je sois un peu folle ».
En insérant la page 87 dans une chemise effaçable, demander aux élèves d’inventer une ponctuation, et bien sûr de la justifier.

Texte 2
Ce texte ne devrait pas poser de problème de compréhension. Le travail pourra porter surtout sur une discussion de son contenu. D’accord ? Pas d’accord ? Sur tel ou tel élément du texte. En cette période de l’année, exprime- t-il ce que pensent les élèves des apprentissages qu’ils accomplissent ?

Vrai ou Faux ?

Texte 2
C’est formidable d’apprendre à lire et à écrire.
J’aime jouer avec la langue.

b/ Complément de vocabulaire

intelligente efficace serré terrestre blessé
intéressant nette violette une coccinelle
un effort une antenne des étrennes une gardienne
une erreur la terre une caresse une maîtresse
une bicyclette une cachette une camionnette une clarinette
une marionnette effacer hennir atterrir interroger resserrer
Isabelle Emmanuelle Pierre la Nouvelle Calédonie
Rennes Vincennes Vienne

c/ Complément de textes

* "Coco le perroquet" (comptine)
Coco le perroquet
Avait le hoquet.
Il mangea un briquet
Picora un bouquet,
Avala un ticket,
Grignota un paquet,
Croqua un bilboquet,
Dévora six criquets.
Malgré ce traitement
Complètement dément,
Coco le perroquet
A toujours le hoquet.

* Haiku (Sôseki)
Sur l’aile du vent
Légère et lointaine
L’hirondelle

* "Destin d’une eau" (Raymond Queneau)
Où cours-tu ru ?
où cours-tu, ru,
au fond des bois ?
agile comme une ficelle
tu coules liquide étincelle
qui éclaire les fougères
minces souples et légères
abandonnant derrière toi
la mobile splendeur des bois
où cours-tu, ru ?
où cours-tu ru
au fond des bois ? (…)
ignorant sans doute tout ce qui t’attend
la rivière le fleuve et le dévorant océan.

* Comptine
Sonnette, soubrette,
Manchette, jaquette,
Moquette, courbette
Mais la nuit s’est enfuie
Elle a repris son cheval
Au galop ferré d’étoiles
Pour aller danser au bal
De la fête des crapauds. (…)
Trompettes, claquettes,
Folettes, musettes,
Goguette, guinguette
Mais la nuit s’est enfuie
Elle a repris son cheval
Au galop ferré d’étoiles
Pour aller danser au bal
De la fête des crapauds.

Note : A partir de cette leçon nous avons pu faire appel à des poètes (qui n’écrivaient pour un manuel d’apprentissage de la lecture 100% déchiffrable), en raison de l’avancée significative dans l’étude des graphèmes. Les enregistrements audio à deux ou à plusieurs, que nous avons préconisés depuis le début, peuvent être particulièrement féconds pour permettre aux élèves de s’entrainer à dire les textes de ces poètes, pour leur plus grand plaisir et l’heureux effet que cette démarche procure

Leçon 43 ( ien ey ein )

a/ Compréhension

Texte 1
Qui est Fabien, qui est Julien ? Que font-ils tous les deux ? Quel est leur métier ?
Pourquoi peut-on dire que Fabien n’est pas un champion de volley ?

Texte 2
Que laisse supposer le dernier vers ? Une lecture attentive permettra de découvrir ce qui a pu se passer, et donc le caractère fantastique, imaginaire, surréaliste de la situation finale.
[On soulignera la prononciation particulière de « monsieur ».]

Vrai ou Faux ?

Texte 1
Julien connait bien la mécanique auto.
Fabien est un grand costaud.

b/ Complément de vocabulaire

atteint restreint crânien aérien draconien une ceinture
un collégien un informaticien un lien
une empreinte un frein le hockey un geyser
elle parvient il devient je viens il intervient combien bientôt
Émilien

c/ Complément de textes

* "Il faut faire signe au machiniste" (Raymond Queneau)
La dame attendait l’autobus
le monsieur attendait l’autobus
passe un chien noir qui boitait
la dame regarde le chien
le monsieur regarde le chien
et pendant ce temps-là l’autobus passa.
* "Les crapauds" (Marc Legrand)
La nuit est limpide,
L’étang est sans ride
Dans le ciel splendide
Luit le croissant d’or.
Orme, chêne ou tremble
Nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble
Un géant qui dort
Chien ni loup ne quitte
Sa niche ou son gîte
Aucun bruit n’agite
La terre au repos
mon âme est sereine
À l’heure des sirènes
Qui, dans les troènes,
Jouent de leurs pipeaux
Alors dans la vase
Ouvrant en extase
Leurs yeux de topaze
Chantent les crapauds.

Leçon 44 (ec ed ef el ep er es )

- à l’oral, chercher des antonymes de : se cacher, disparaitre, terminer, redescendre, venir, se rassembler. Ainsi que de direct, irréel, interdit, détester, fermer. Puis, écrire au brouillon chacun des mots avec son antonyme. Quand l’orthographe est acquise, recopier tous ces mots dans le Cahier de compréhension.

a/ Compréhension

Texte 1
Ce texte ne pose pas de problèmes de compréhension. C’est l’aspect inattendu de la chute qui pourra faire l’objet de commentaires de la part des élèves.
Texte 2
Faire la liste des animaux dont il est question.
Quels sont les mots qui font penser à la montagne ?
Par quels mots, quelles phrases comprend-on que l’hiver approche ?
Vrai ou Faux ?

Texte 2
Le serpent craint l’hiver.
L’épervier a attrapé un loir dans l’herbe.

b/ Complément de vocabulaire

collectif bref irréel naturel excepté inepte perché
vert détesté l’électricité un spectre un oued un aéronef
un caramel le sel un anniversaire un cercle un bulldozer l’herbe
la kermesse un personnage la liberté un esquimau un escargot
un extraterrestre l’ouest bercer escalader respirer presque quelque
Elsa Ernest Albert l’Auvergne Cherbourg

c/ Complément de textes

* Comptine
Quelle heure est-il,
mon cher Basile ?
Midi et quart,
mon cher Édouard !
En êtes-vous sûr,
mon cher Arthur ?
Sûr et certain,
puisque j’ai faim !

* "À Paris" (Max Jacob)
À Paris
Sur un cheval gris ;
À Nevers
Sur un cheval vert ;
À Issoire
Sur un cheval noir ;
Ah ! qu’il est beau ! qu’il est beau !
Ah ! qu’il est beau ! qu’il est beau !
Tiou !

* "Le blaireau" (Robert Desnos)
Pour faire ma barbe
Je veux un blaireau,
Graine de rhubarbe,
Graine de poireau.
Par mes poils de barbe !
S’écrie le blaireau,
Graine de rhubarbe,
Graine de poireau,
Tu feras ta barbe
Avec un poireau,
Graine de rhubarbe,
T’auras pas ma peau !

Leçon 45 (ph /f/ yn ym)

a/ Compréhension

Texte 1
Qu’est-ce qui nous indique qu’il s’agit d’une citation d’un journal ?
Qu’a réussi Delphine Massombé qui explique son triomphe ? Connaissez-vous d’autres triomphes sportifs chez les femmes et chez les hommes ? Nommer précisément la discipline sportive dont il s’agit à chaque fois.

Texte 2
Après la lecture à haute voix par plusieurs élèves du poème de Desnos, discuter du sens possible de la chute « Ah mais ! »

Vrai ou Faux ?

Texte 1
Delphine est championne de saut en hauteur.
Elle signe beaucoup d’autographes.

b/ Complément de vocabulaire

une apostrophe la cacophonie un dauphin une catastrophe
un éléphant la géographie un phare l’orthographe
un phoque une phrase une sphère un scaphandre
un typhon un ornithorynque la sympathie des cymbales
Stéphane Delphine Mustapha Philippe Joséphine

c/ Complément de textes

* "Sans faute" (Jacques Prévert)
C’est ma faute
c’est ma faute
c’est ma très grande faute d’orthographe
voilà comme j’écris
giraffe.

* "Pavane de la virgule" (Andrée Chédid)
« Quant à Moi ! », dit la Virgule,
J’articule et je module ;
Minuscule, mais je régule
Les mots qui s’emportaient !
J’ai la forme d’une péninsule ;
A mon signe la phrase bascule.
Avec grâce je granule
Le moindre petit opuscule.
Quant au Point !
Cette tête de mule
Qui se prétend mon cousin !
Voyez comme il se coagule,
On dirait une pustule,
Au mieux : un grain de sarrasin.

* "Ce qui est comique" (Maurice Carême)
Savez-vous ce qui est comique ?
Une oie qui joue de la musique,
Un pou qui parle du Mexique,
Un bœuf retournant l’as de pique,
Un clown qui n’est pas dans un cirque,
Un âne chantant un cantique,
Un loir champion olympique.
Mais ce qui est le plus comique,
C’est d’entendre un petit moustique
Répéter son arithmétique.

Leçons 46 à 52

[Q]

Leçon 46 ( un y /ii/ )

a/ Compréhension

Texte 1
Ce texte de Victor Hugo ne présente pas de difficultés de compréhension. L’essentiel du travail peut consister à l’apprendre par cœur et à le réciter à haute voix.

Texte 2
Cette comptine pourra elle aussi faire l’objet d’un apprentissage par cœur.

b/ Complément de vocabulaire

aucun chacun importun déployée nettoyé foudroyé essayée
balayé dénoyautée des embruns la jungle lundi un boyau
la croyance la frayeur la loyauté un citoyen une moyenne
aboyer essayer délayer effrayer flamboyer
la Guyane Melun

c/ Complément de textes

* "L’hippopotame" (comptine)
L’autre jour l’hippopotame
S’en allait se promener.
Il rencontra une dame
Qui avait l’air étonné.
Il lui dit :
« Bonjour Madame,
je ne fais que passer.
Gardez donc tout votre calme,
j’ai pris tout mon déjeuner. »
« Hippo-po-po-po, Hippo-po-po-po,
Hippo-po-tame »
se mit-elle à bégayer.
« Hippo-po-po-po, Hippo-po-po-po,
Hippo-po-tame
J’ai eu peur d’être mangée. »

* "Sabbat" (Guy de Maupassant)
La lune traîne
Ses longs rayons,
Et sur les monts
Et dans la plaine,
Entendez-vous
Ce bruit étrange ?
C’est la phalange
Des loups-garous.
La ronde des sorcières (…)

Leçon 47 (ti /si/ ch /k/ )

- au tableau on pourra récapituler les différents phonèmes auxquels correspond la lettre t.
Le son /t/ devant les voyelles a, e, i, o, u, y et les consonnes r, s : otarie, tarte / têtu, littérature / tigre, timbale / tomate, tout / tulipe, rature / typhon, tympan / trois, trèfle / tsar, tsunami
Le son /ss/ devant la voyelle i dans certains mots : martien, acrobatie, natation
- faire lire plusieurs suites de mots écrits au tableau ou photocopiés tels que : technique, orchestre… arraché, chalut… insatiable, impatient…
technique, arraché, insatiable…pour bien marquer les différences de prononciations des graphèmes en jeu.

a/ Compréhension

Paragraphe par paragraphe, raconter ce que l’on retient de ce qui se passe, en marquant à chaque fois le lien entre les différents moments de l’histoire qui se succèdent.
Où se passe la scène ? Pourquoi le héron est-il prisonnier de la vase ? Qu’a-t-il cherché à faire ? Comment c’est arrivé ? Qui peut être en émoi dans la mare ? Pourquoi le héron tourne la tête pour avoir le petit poisson à l’œil ? Comment le petit poisson parvient-il à se sauver ?

Vrai ou Faux ?

Le héron veut attraper le petit poisson.
Il se retrouve coincé dans la vase.
Il est sauvé par le petit poisson.

b/ Complément de vocabulaire

une apparition la circulation la création un dictionnaire
une expédition une habitation une indication une opération
la prononciation la transpiration le chaos un almanach
un aurochs une orchidée une chorégraphie du varech
Michael Christian Christiane Christelle

c/ Complément de textes

* "Coq" (Louis Aragon)
Oiseau de fer qui dit le vent,
Oiseau qui chante au jour levant,
Oiseau, bel oiseau querelleur,
Oiseau plus fort que nos malheurs,
Oiseau sur l’église de l’auvent,
Oiseau de France comme avant,
Oiseau de toutes les couleurs.

* "L’hirondelle" (Michelle Rivalland)
Quand l’hirondelle part
L’été s’en va aussi
Mais qui donne le signal
L’été, ou l’hirondelle ?

Note : Demander aux élèves de dessiner un moment du texte, puis par deux, de confronter chaque dessin au texte, pour discuter de sa conformité plus ou moins représentative. Cela les amène à retourner à une lecture qui permet de valider ou non l’interprétation du texte que le dessin propose. Ils pourront également inventer une histoire différente des relations entre le héron et le petit poisson, la dessiner et la raconter.
On pourra écouter le chœur qui chante "Va pensiero" dans Nabucco, l’opéra de Verdi ; et/ou de Wagner "Le chœur des pèlerins", extrait de Tannhäuser.

Leçon 48 ( eil ail euil )

a/ Compréhension

Ce poème de Robert Desnos pourra lui aussi être appris par cœur pour en travailler la diction.

b/ Complément de vocabulaire

vermeil un réveil un autorail du bétail un chandail un gouvernail
un soupirail du cerfeuil un treuil

c/ Complément de textes

* "Chanson de l’écureuil" (Georges Jean)
(…)
L’écureuil du poète
Tout au long de l’année
Voltige dans ma tête.
Sa queue empanachée
Caresse mes idées
Et ma main interprète
Sa chanson désuète…

* "Gaston" (Gianni Rodari)
Gaston est un chat tigré
aux sentiments élevés.
Il aime les sommets,
il adore les cimes,
comme toutes les âmes sublimes.
Du fauteuil au radiateur,
du divan à la table et de là sur l’armoire,
il faut le voir
crapahuter sur les hauteurs.
Alpiniste solitaire,
il ne descend dans la vallée
que lorsque c’est strictement nécessaire,
pour boire son lait.
Puis il remonte et, là-haut, avachi,
il s’endort, ou réfléchit.

Note : Écouter "À demain soleil" d’Anne Sylvestre, extrait de Chansons pour tous les temps.

Leçon 49 ( aill eill euill ouill )

a/ Compréhension

Comme pour la leçon précédente, on pourra apprendre par cœur les trois textes et travailler la façon de les dire.

b/ Complément de vocabulaire

pareille verrouillé douillet une caille des cailloux
la marmaille un poulailler une trouvaille une oreille le réveillon
la vieillesse le feuillage un millefeuille un portefeuille
un gazouillis un gribouillis tailler travailler fouiller mouiller
Cavaillon

c/ Complément de textes

* "La soupe de la sorcière" (Jacques Charpentreau)
Dans son chaudron la sorcière
Avait mis quatre vipères
Quatre crapauds pustuleux
Quatre poils de barbe-bleue
Quatre rats, quatre souris
Quatre cruches d’eau croupie
Pour donner un peu de goût
Elle ajouta quatre clous.
Sur le feu pendant quatre heures
Ça chauffait dans la vapeur
Elle tourne sa tambouille
Et touille et touille et ratatouille (…)
Quand on put passer à table
Hélas c’était immangeable
La sorcière par malheur
Avait oublié le beurre

* "Matin de décembre" (Charles Cros)
On s’éveille
du coton dans les oreilles,
une petite angoisse douce
autour du cœur, comme mousse ;
c’est la neige,
l’hiver blanc
sur ses semelles de liège
qui nous a surpris, dormant.

* Haiku (Sôsek)i
Entre les feuilles du volubilis
Un reflet
Les prunelles du chat.

Leçon 50 ( ill œil ueil )

- à l’oral puis à l’écrit, chercher des antonymes de : s’habiller, pareil, patient, joyeux, envoyer, ensommeillé, le meilleur, réveillé…
a/ Compréhension

Même démarche proposée : apprendre par cœur et travailler la diction des deux textes.

b/ Complément de vocabulaire

éparpillé entortillée un carillon une cédille des espadrilles
une grille un grillon une jonquille une quille des myrtilles
une pastille un recueil un écueil un clin d’œil frétiller mordiller
les Antilles

c/ Complément de textes

* "Le tamanoir (Jacques Prévert)
Avez-vous vu le tamanoir ?
Ciel bleu, ciel gris, ciel blanc, ciel noir.
Avez-vous vu le tamanoir ?
Œil bleu, œil gris, œil blanc, œil noir.
Avez-vous vu le tamanoir ?
Vin bleu, vin gris, vin blanc, vin noir.
Je n’ai pas vu le tamanoir !
Il est rentré dans son manoir,
Et puis avec son éteignoir
Il a coiffé tous les bougeoirs,
Il fait tout noir.

* "Colchiques dans les prés" (chanson)
Colchiques dans les prés
Fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été.
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Châtaignes dans les bois, se fendent, se fendent,
Châtaignes dans les bois, se fendent sous nos pas.
La feuille d’automne emporté par le vent
En ronde monotone tombe en tourbillonnant.
Nuages dans le ciel, s’étirent, s’étirent,
Nuages dans le ciel s’étirent comme une aile.
La feuille d’automne emportée par le vent
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant.
Et ce chant dans mon cœur, murmure, murmure
Et ce chant dans mon cœur appelle le bonheur.

Leçon 51 ( ë ï )

a/ Compréhension

Le travail de compréhension de ces deux textes de Gianni Rodari pourra se concentrer sur la compassion du bœuf devant l’imprudence orgueilleuse de la grenouille à chaque fois. Comment caractériser la psychologie des deux personnages ?

b/ Complément de vocabulaire

le aïkido une ambiguïté un astéroïde une balalaïka l’exiguïté
la laïcité la naïveté la thyroïde coïncider
les Caraïbes le Zaïre

c/ Complément de textes

* "Chanson" (Pierre de Ronsard)
Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle,
Mon doux plaisir, ma douce colombelle,
Mon passereau, ma gente tourterelle,
Bonjour ma douce rebelle.

* Haiku (Sôsek)i
Ombre sur l’herbe douce
Le rêve du chien endormi s’élève
Comme une brume légère.

* "Un poisson rouge" (comptine)
Un poisson rouge ayant appris
Que les oiseaux quittaient leur cage
Un jour se dit : tiens moi aussi
Je voudrais voir du paysage
Mon bocal est trop petit
L’eau est sale, l’herbe y pousse
Je veux voir du beau pays
Et m’étendre… sur la mousse
Il descendit les escaliers
Mit son faux col dans sa valise
Au paillasson confia la clef
A moi la terre promise
Il n’est jamais rentré chez lui
Il est peut-être allé à Rome
Si tu le vois ami dis-lui
Que j’ai changé son aquarium.

Leçon 52 ( W w -emment /aman/ )

Cette leçon propose un point d’orthographe important qui permet de savoir comment s’écrit l’adverbe en /aman/ lorsque l’on connaît l’écriture du phonème /an/ de l’adjectif. Récent donne récemment, différent, différemment etc. Par comparaison on pourra montrer que le phonème /an/ de l’adjectif élégant donne élégamment. Etonnant donne étonnamment, brillant, brillamment, puissant, puissamment etc.
- à l’écrit on pourra également consigner dans le Cahier de compréhension les mots dont la dernière lettre ne se prononce pas, que nous avons rencontrés depuis la leçon 39 : pourtant, mieux, surtout, moins, longtemps, bientôt, certainement, trop, tard, brusquement, tant.
Habitués depuis le début de l’année à faire des dictées pour le plaisir d’apprendre vraiment, sans appréhension, sans notes pour se sentir classé, les élèves seront heureux de montrer qu’ils sont devenus « costauds » en orthographe !

a/ Compréhension

Ces deux derniers poèmes pourront eux aussi s’inscrire dans un travail d’apprentissage destiné à obtenir la meilleure diction possible. En cette fin d’année, tous les poèmes appris seront très certainement bienvenus lors de la fête de l’école.

b/ Complément de vocabulaire

un kiwi un steward un chewing-gum un cow-boy le week-end
un kilowatt le swing le twist
apparemment évidemment fréquemment violemment
c/ Complément de textes
"Le kaki et le kiwi" (Michèle Bernard)
Le kaki dit au kiwi,
D’un petit ton réjoui,
D’un petit ton délicat :
« Nous portons des noms en « k »
Soyez l’ami du kaki »,
Et d’un petit air exquis,
D’un petit air ébloui,
Conquis, le kiwi dit oui.

Maintenant, les élèves peuvent lire eux-mêmes le texte en français de la page 112, ainsi que les légendes qui indiquent la nature des écritures d’autres langues. Nul doute que cela les intéressera beaucoup de réaliser combien ces écritures diffèrent, et à quels apprentissages différents elles renvoient forcément.

Nous leur souhaitons bonnes vacances ainsi qu’à leur enseignant-e !






[1À la fin du chapitre 1 du Guide pour enseigner la lecture et l’écriture (MEN, 2019) appelé le Guide orange, on pourra lire l’explicitation de ces ressources dans le sous-chapitre : 100% de réussite au CP.

[2L’introduction de toute forme de reconnaissance globale (songeons aux mots outils notamment), oblige les élèves à s’interroger sur la piste qui peut convenir, globale ou syllabique pour identifier les mots, ce qui ne peut que compromettre leur assurance dans la lecture, et leur approche du sens. Mais elle fait plus. Elle met tout un pan du vocabulaire (celui des mots appris globalement), à l’écart de ce travail de conscientisation de la construction de la langue, ce qui est tout à fait dommageable.